vendredi 16 août 2019

Commandes et téléchargements

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Ronde lorraine


Cet air (une "ronde" que l'on peut danser en branle), a été collecté en 1937 par l'abbé Louis Pinck à Bambiderstroff, en Moselle (Verklingenden Weisen, Lothringer Volkslieder, tome 4).
Les dames qui le lui ont chanté se rappelaient très bien les rondes auxquelles elles avaient participé. Elles racontaient que c'était surtout les dimanches entre Pâques et Pentecôte que l'on "rondiait".

"On disait : " Aujourd'hui on va rondier ", et après le rosaire, jeunes et vieux se réunissaient sur la grande place, au milieu du village. Régulièrement, une première ronde y était exécutée, quand on ne sortait pas directement en dehors du village.
Les enfants des écoles n'y participaient pas, pas plus que les plus âgés dont les parents ne l'auraient pas toléré car le Curé y était opposé. Alors qu'il faisait remarquer à la vieille Bändergretel, qu'elle était assez vieille pour ne plus y participer, elle lui répondit : " Si je n'y suis pas, alors ça n'ira plus ". Les anciens apprenaient aux plus jeunes autant les rondes que les chants.
Si l'on était trop nombreux pour que chacun trouve sa place sur le cercle, les plus jeunes, d'environ 16 ans, formaient un deuxième cercle plus petit à l'intérieur du premier. On sortait du village en chantant joyeusement. Celui que l'on rencontrait en chemin était embarqué et devait suivre la troupe que ça lui plaise ou non. "
(extraits du témoignage de Mme Louise MALHOMME, 68 ans en 1937, journalière à Bambiderstroff, Moselle)
Traduction : http://mattagumber.over-blog.com/

Grande cornemuse de berger (Shepherd Pipes) de Jim Parr (Angleterre)


mercredi 17 juillet 2019

Noël lorrain

https://www.youtube.com/watch?v=XsrsQTpCTpk
Chant de Noël lorrain en patois de Lunéville recueilli et publié en 1868 par Louis Jouve, à écouter sur Youtube.

Sa jolie musique est inspirée par celle d'un chant de Noël connu dans toute la France ("Nous sommes trois souverains princes"), et véhiculé par ces autres colporteurs importants de l'époque : les prêtres, et les pélerins (Un autre de titre de cet air est "La Chanson des pélerins de Saint Jacques"). 

Schäferpfeife (cornemuse de berger) de Alexander Tille (Allemagne)

jeudi 13 juin 2019

Le Branle des Chevaux (16è S.)

Le Branle des Chevaux est tiré de l'Orchésographie, traité des danses de la Renaissance publié en 1589 par Thoinot Arbeau, anagramme de Jehan Tabourot, chanoine de Langres. 
C'est une danse à figures, un branle "morgué" (mîmé). 

Extraits de l'Orchésographie : 
"Et fault que vous sçachiez que quand on a fait quelque branle nouveau, qu'ils appellent un ballet (pour s'en servir en une mascarade de quelque festin) incontinent les jeusnes gens l'apportent és compagnies, & luy attribuent un nom a leur plaisir. De ce nombre sont les branles dont s'ensuyvent les tabulatures, desquels branles & balets, la pluspart sont dancez avec mines, morgues, & gesticulations, & pour ceste occasion, on les peult appeller branles morguez. (…) Jay veu que l'on dançoit en ceste ville un branle, qu'on nommoit le branle des chevaulx, où l'on faisoit des tappements de pied (…), & me semble que l'air est tel ou semblable que voyez en la tabulature suyvante, laquelle se dançoit par mesure binaire, comme le branle commun, le jeune homme tenant sa Damoiselle par les deux mains. Le commencement de l'air dudit branle estoit comme voyez icy notté, & se dançoit par quatre doubles à gaulche, & par quatre doubles à droit." 

La cornemuse médiévale est particulièrement adaptée pour jouer ce "tube" de la musique Renaissance. 
Petite cornemuse médiévale Jens Güntzel (Allemagne).

dimanche 5 mai 2019

Branle d'Ecosse (16è s.)


Ecoutez sur youtube ce branle de la Renaissance, joué à la cornemuse médiévale

   À la Renaissance, l'Ecosse n'est pas inconnue en France, ni en Lorraine. En effet, Marie Stuart, brève reine de France, a marqué durablement les esprits, y compris lorsqu'elle est retournée en Ecosse pour y régner. Sa mère, la reine et régente d'Ecosse Marie de Lorraine, née à Bar-le-Duc, élevée au Château de Frouard, éduquée au couvent des clarisses de Pont-à-Mousson, a toute sa vie été fière d'être Lorraine, arborant les alérions lorrains sur son blason que l'on retrouve dans ses châteaux écossais (Stirling, Hollyrood, …). Sans doute était-elle contente de régner sur le pays du chardon, retrouvant ainsi l'un des symboles de sa région natale… 
Lorsque Jehan Tabourot, chanoine de Langres, publie en 1589 le recueil de danses intitulé l'Orchésographie (sous le pseudonyme anagramme de Thoinot Arbeau), il y fait figurer en bonne place le Branle d'Ecosse, danse populaire encore connue à cette époque mais un peu passée de mode. Comme il le précise "Les branles d'Escosse estoient en vogue y a environ vingt ans"...
Plus modale que "celtique", la musique de cette danse se prête parfaitement à une interprétation à la cornemuse médiévale.
Cornemuse médiévale ANCESTORE (Pologne)

dimanche 10 septembre 2017

Bientôt le 3ème album !

Toujours consacré aux chansons traditionnelles lorraines, et avec les mêmes interprêtes, notre nouvel album est en préparation....
Son titre ?
Le Petit Chamagnon
En voici le texte de présentation : 

Les colporteurs d'autrefois, marchands d'images et de refrains, musiciens routiniers, un peu acteurs au bagout de stentor et à la réputation parfois inquiétante, apportaient aux villes et aux villages les couleurs rares du rêve, du voyage, du rire, et du frisson. Et les badauds fascinés écoutaient les chansons de ces voyageurs, passant du rire aux larmes au fil des mots et des dessins qu'ils montraient au bout de leur bâton, ou de leur archet.
Ils se fournissaient à Epinal, chez Pellerin, en images édifiantes qu'ils exhibaient et vendaient sur les marchés. Comme certains venaient de Chamagne, dans les Vosges, on les appelait chamagnons dans tout l'Est de la France, et au-delà même.
Et grâce à eux, les chansons voyageaient.

Celles qui sont présentées ici ont toutes été collectées en Lorraine, mais se sont mêlées à d'autres versions des régions traversées par nos musiciens itinérants qui parfois allaient très loin vendre leurs marchandises.
Refrains d'ici, couplets de là, mélodie d'ailleurs ou d'un autre temps, les Colporteurs de Refrains ont imaginé le répertoire d'un chamagnon, entendu et partagé lors des voyages, des rencontres, des fêtes et des veillées.

À suivre ...
"Marchand ambulant", de A. Valentin, L'Illustration N°364, 16 février 1850