dimanche 10 septembre 2017

Bientôt le 3ème album !

Toujours consacré aux chansons traditionnelles lorraines, et avec les mêmes interprêtes, notre nouvel album est en préparation....
Son titre ?
Le Petit Chamagnon
En voici le texte de présentation : 

Les colporteurs d'autrefois, marchands d'images et de refrains, musiciens routiniers, un peu acteurs au bagout de stentor et à la réputation parfois inquiétante, apportaient aux villes et aux villages les couleurs rares du rêve, du voyage, du rire, et du frisson. Et les badauds fascinés écoutaient les chansons de ces voyageurs, passant du rire aux larmes au fil des mots et des dessins qu'ils montraient au bout de leur bâton, ou de leur archet.
Ils se fournissaient à Epinal, chez Pellerin, en images édifiantes qu'ils exhibaient et vendaient sur les marchés. Comme certains venaient de Chamagne, dans les Vosges, on les appelait chamagnons dans tout l'Est de la France, et au-delà même.
Et grâce à eux, les chansons voyageaient.

Celles qui sont présentées ici ont toutes été collectées en Lorraine, mais se sont mêlées à d'autres versions des régions traversées par nos musiciens itinérants qui parfois allaient très loin vendre leurs marchandises.
Refrains d'ici, couplets de là, mélodie d'ailleurs ou d'un autre temps, les Colporteurs de Refrains ont imaginé le répertoire d'un chamagnon, entendu et partagé lors des voyages, des rencontres, des fêtes et des veillées.

À suivre ...
"Marchand ambulant", de A. Valentin, L'Illustration N°364, 16 février 1850

lundi 29 septembre 2014

Chansons lorraines : bientôt le nouvel album !....

Les Colporteurs de Refrains sont en train de terminer leur second album, enregistré de mai à septembre 2014, avec :
- Le groupe vocal ados Choeur en Portée
- Les classes de cycle 3 de l'école Jean Moulin (Champigneulles)

On y retrouvera de nouvelles chansons traditionnelles lorraines, certaines bien connues (La Légende de Saint Nicolas ... pas très lorraine, et pas très traditionnelle, mais quand même !), d'autres plus rares ou totalement inédites ...

"Puisant dans les recueils de collectage des siècles passés, les Colporteurs de Refrains, et tous les chanteurs qui les ont rejoints, petits ou grands, font renaître les chansons traditionnelles lorraines. Tour à tour danses ou complaintes, enjouées ou nostalgiques, ces chansons racontent la vie des anonymes, femmes ou hommes, enfants ou adultes, qui chantaient en leur temps ces airs venus de leurs préoccupations quotidiennes, de leurs rêves ou de leurs craintes..." (extrait du texte de présentation de la pochette)

On y retrouvera également les mêmes musiciens :

- Romain Hermann : chant (1, 3, 6, 8, 9, 12)
- Cathy (4, 7, 8, 15), Hélène (9, 12) et Pauline Fendt (2, 13) : chant
- Alain Dziechciarz : violoncelle
- Nicolas Fendt : épinettes des Vosges, guitares, bouzouki, mandoles, mandoline, flûtes à bec, cornemuses, cromorne, hautbois de berger, vielle à roue, psaltérion, mélodica, basse (clavier), programmation des percussions
- Joachim Sessar : violon

à suivre ....

mardi 8 janvier 2013

Encore un article sympa !

Sur le site Internet SE-UNSA, nous avons eu un article super gentil qui présente notre CD ! Merci !



jeudi 20 décembre 2012

lundi 15 octobre 2012

Chansons lorraines : le CD est arrivé !

Le CD des Colporteurs de Refrains, "Quand la saison viendra", est sorti ! Ce CD a été enregistré en mai/juin 2012, avec la participation des élèves de l'école Jean Moulin de Champigneulles (54), et du groupe vocal ados Choeur en Portée.

On chantait autrefois en Lorraine d’aussi belles chansons qu’ailleurs, aussi variées, aussi nombreuses, aussi évocatrices : chants de fêtes, danses, complaintes, chansons de femmes (malmariées, amoureuses, travailleuses, …), chansons de soldats ou de déserteurs, … Certaines sont des versions locales de chansons connues dans toute la France, d’autres sont uniques, propres à la Lorraine, comme l’étrange Trimazo à l’origine celte.
Soigneusement notées par de nombreux collecteurs depuis la moitié du XIXème siècle, ces chansons ne demandent qu’à être transmises aux oreilles d’aujourd’hui. Pour leur redonner vie et couleurs, les Colporteurs de Refrains ont réuni autour d’eux des voix adultes, adolescentes et enfantines.
La Lorraine ayant peu de tradition musicale vivante, les accompagnements s’inspirent des pratiques d’autres régions, mais aussi des artistes lorrains : gravures de Jacques Callot (cornemuse, hautbois de berger, mandole, violon, …), tableaux de Georges de la Tour (vielle à roue) et de Claude Gellée, images d'Epinal ou de Metz, …
S'y ajoute bien sûr un instrument traditionnel lorrain unique en France : l'épinette des Vosges, ainsi que des instruments anciens utilisés autrefois dans toute l'Europe (flûtes à bec, cromorne,…) et des instruments populaires ou classiques plus contemporains (violoncelle, mandoline, guitare, percussions, …).




samedi 13 octobre 2012

Chansons traditionnelles lorraines : les thèmes

Il n'est pas ici question d'un projet folkloriste, passéiste ou identitaire mettant en avant une nostalgie émouvante et pittoresque érigeant en âge d'or la ruralité supposée exemplaire de nos ancêtres et la belle vie d'avant les conflits qui ont bouleversé notre région.

(Conseils aux filles, 1865)
À la lecture ou à l'audition des paroles, apparaissent en creux, presque pudiquement, des considérations plus graves que la légèreté des mélodies qui les soutiennent. En effet, les chansons paraissent légères, voire futiles ou enfantines (ces chansons traditionnelles ont longtemps été rangées au rayon de la chanson pour enfants…). Pourtant, des thèmes se dégagent. Ce qu'ils disent en filigrane, leur symbolique (le loup, les trois capitaines, …), leur implicite, sont bien moins légers. Ces thèmes, aux résonances contemporaines, écornent l'idée d'une époque bénie :

- La condition féminine. Presque toutes les chansons nous présentent une jeune fille d'apparence insouciante, mais docile ou résignée, attendant qu'on lui trouve un mari, sachant même à l'avance qu'elle sera peut-être "maumariée" (Conseils aux filles), ou qu'elle devra élever difficilement de nombreux enfants (voir l'anathème de la chanson "Trimazo"). Même si elle ne se laisse pas forcément faire, elle peut être également à la merci d'un chevalier (Sur l'herbe de fougère), du fils d'un avocat (Vive la Rose), de trois capitaines (En passant par la Lorraine), quand elle n'est pas victime d'un accident de chasse provoqué par le fils du roi (Les canards blancs)…

- La multiplication des conflits. Les jeunes hommes (et leurs familles) étaient, eux, résignés à l'idée qu'au cours de leur vie ils connaîtraient, sans aucun doute, la conscription, la vie militaire et la guerre. D'où le grand nombre de chansons de départ à la guerre (et, parfois de retour), mais aussi de déserteurs emprisonnés (Je plains le sort).

- La dureté de la vie rurale. Les moments de chansons étaient finalement assez nombreux : fêtes, veillées, mais aussi travail aux champs, par exemple… Si les chansons sont gaies ou entraînantes, c'est parce qu'elles sont un exutoire aux difficultés d'une vie quotidienne où il fallait cultiver la terre, trouver à manger, se conformer aux rythmes et aux rites imposés par la société du XIXème siècle et par la religion (plusieurs airs sont des déformations de mélodies entendues à la messe), et supporter les aléas imposés par la nature.