Chant de Noël lorrain en patois de Lunéville recueilli et publié en 1868 par Louis Jouve, à écouter sur Youtube.
Sa jolie musique est inspirée par celle d'un chant de
Noël connu dans toute la France ("Nous sommes trois souverains
princes"), et véhiculé par ces autres colporteurs importants de l'époque
: les prêtres, et les pélerins (Un autre de titre de cet air est "La
Chanson des pélerins de Saint Jacques").
Schäferpfeife (cornemuse de berger) de Alexander Tille (Allemagne)
mercredi 17 juillet 2019
jeudi 13 juin 2019
Le Branle des Chevaux (16è S.)
Le Branle des Chevaux est tiré de l'Orchésographie, traité des danses de
la Renaissance publié en 1589 par Thoinot Arbeau, anagramme de Jehan
Tabourot, chanoine de Langres.
C'est une danse à figures, un branle "morgué" (mîmé).
Extraits de l'Orchésographie :
"Et fault que vous sçachiez que quand on a fait quelque branle nouveau, qu'ils appellent un ballet (pour s'en servir en une mascarade de quelque festin) incontinent les jeusnes gens l'apportent és compagnies, & luy attribuent un nom a leur plaisir. De ce nombre sont les branles dont s'ensuyvent les tabulatures, desquels branles & balets, la pluspart sont dancez avec mines, morgues, & gesticulations, & pour ceste occasion, on les peult appeller branles morguez. (…) Jay veu que l'on dançoit en ceste ville un branle, qu'on nommoit le branle des chevaulx, où l'on faisoit des tappements de pied (…), & me semble que l'air est tel ou semblable que voyez en la tabulature suyvante, laquelle se dançoit par mesure binaire, comme le branle commun, le jeune homme tenant sa Damoiselle par les deux mains. Le commencement de l'air dudit branle estoit comme voyez icy notté, & se dançoit par quatre doubles à gaulche, & par quatre doubles à droit."
La cornemuse médiévale est particulièrement adaptée pour jouer ce "tube" de la musique Renaissance.
Petite cornemuse médiévale Jens Güntzel (Allemagne).
C'est une danse à figures, un branle "morgué" (mîmé).
Extraits de l'Orchésographie :
"Et fault que vous sçachiez que quand on a fait quelque branle nouveau, qu'ils appellent un ballet (pour s'en servir en une mascarade de quelque festin) incontinent les jeusnes gens l'apportent és compagnies, & luy attribuent un nom a leur plaisir. De ce nombre sont les branles dont s'ensuyvent les tabulatures, desquels branles & balets, la pluspart sont dancez avec mines, morgues, & gesticulations, & pour ceste occasion, on les peult appeller branles morguez. (…) Jay veu que l'on dançoit en ceste ville un branle, qu'on nommoit le branle des chevaulx, où l'on faisoit des tappements de pied (…), & me semble que l'air est tel ou semblable que voyez en la tabulature suyvante, laquelle se dançoit par mesure binaire, comme le branle commun, le jeune homme tenant sa Damoiselle par les deux mains. Le commencement de l'air dudit branle estoit comme voyez icy notté, & se dançoit par quatre doubles à gaulche, & par quatre doubles à droit."
La cornemuse médiévale est particulièrement adaptée pour jouer ce "tube" de la musique Renaissance.
Petite cornemuse médiévale Jens Güntzel (Allemagne).
dimanche 5 mai 2019
Branle d'Ecosse (16è s.)
Ecoutez sur youtube ce branle de la Renaissance, joué à la cornemuse médiévale
À la Renaissance, l'Ecosse n'est pas inconnue en France, ni en Lorraine.
En effet, Marie Stuart, brève reine de France, a marqué durablement les
esprits, y compris lorsqu'elle est retournée en Ecosse pour y régner.
Sa mère, la reine et régente d'Ecosse Marie de Lorraine, née à
Bar-le-Duc, élevée au Château de Frouard, éduquée au couvent des
clarisses de Pont-à-Mousson, a toute sa vie été fière d'être Lorraine,
arborant les alérions lorrains sur son blason que l'on retrouve dans ses
châteaux écossais (Stirling, Hollyrood, …). Sans doute était-elle
contente de régner sur le pays du chardon, retrouvant ainsi l'un des
symboles de sa région natale…
Lorsque Jehan Tabourot, chanoine de Langres, publie en 1589 le recueil
de danses intitulé l'Orchésographie (sous le pseudonyme anagramme de
Thoinot Arbeau), il y fait figurer en bonne place le Branle d'Ecosse,
danse populaire encore connue à cette époque mais un peu passée de mode.
Comme il le précise "Les branles d'Escosse estoient en vogue y a
environ vingt ans"...
Plus modale que "celtique", la musique de cette danse se prête parfaitement à une interprétation à la cornemuse médiévale.
Cornemuse médiévale ANCESTORE (Pologne)
Plus modale que "celtique", la musique de cette danse se prête parfaitement à une interprétation à la cornemuse médiévale.
Cornemuse médiévale ANCESTORE (Pologne)
mardi 21 août 2018
mercredi 8 novembre 2017
dimanche 10 septembre 2017
Bientôt le 3ème album !
Toujours consacré aux chansons traditionnelles lorraines, et avec les mêmes interprêtes, notre nouvel album est en préparation....
Son titre ?
Le Petit Chamagnon
En voici le texte de présentation :
Les colporteurs d'autrefois, marchands d'images et de refrains, musiciens routiniers, un peu acteurs au bagout de stentor et à la réputation parfois inquiétante, apportaient aux villes et aux villages les couleurs rares du rêve, du voyage, du rire, et du frisson. Et les badauds fascinés écoutaient les chansons de ces voyageurs, passant du rire aux larmes au fil des mots et des dessins qu'ils montraient au bout de leur bâton, ou de leur archet.
Son titre ?
Le Petit Chamagnon
En voici le texte de présentation :
Les colporteurs d'autrefois, marchands d'images et de refrains, musiciens routiniers, un peu acteurs au bagout de stentor et à la réputation parfois inquiétante, apportaient aux villes et aux villages les couleurs rares du rêve, du voyage, du rire, et du frisson. Et les badauds fascinés écoutaient les chansons de ces voyageurs, passant du rire aux larmes au fil des mots et des dessins qu'ils montraient au bout de leur bâton, ou de leur archet.
Ils se fournissaient à Epinal, chez Pellerin, en images
édifiantes qu'ils exhibaient et vendaient sur les marchés. Comme certains
venaient de Chamagne, dans les Vosges, on les appelait chamagnons dans tout
l'Est de la France, et au-delà même.
Et grâce à eux, les chansons voyageaient.
Celles qui sont présentées ici ont toutes été collectées
en Lorraine, mais se sont mêlées à d'autres versions des régions traversées par
nos musiciens itinérants qui parfois allaient très loin vendre leurs
marchandises.
Refrains d'ici, couplets de là, mélodie d'ailleurs ou
d'un autre temps, les Colporteurs de
Refrains ont imaginé le répertoire d'un chamagnon, entendu et partagé lors
des voyages, des rencontres, des fêtes et des veillées.
À suivre ...
À suivre ...
![]() |
| "Marchand ambulant", de A. Valentin, L'Illustration N°364, 16 février 1850 |
samedi 1 juillet 2017
jeudi 25 mai 2017
lundi 23 février 2015
vendredi 14 novembre 2014
jeudi 6 novembre 2014
lundi 29 septembre 2014
Chansons lorraines : bientôt le nouvel album !....
Les Colporteurs de Refrains sont en train de terminer leur second album, enregistré de mai à septembre 2014, avec :
- Le groupe vocal ados Choeur en Portée
- Les classes de cycle 3 de l'école Jean Moulin (Champigneulles)
On y retrouvera de nouvelles chansons traditionnelles lorraines, certaines bien connues (La Légende de Saint Nicolas ... pas très lorraine, et pas très traditionnelle, mais quand même !), d'autres plus rares ou totalement inédites ...
"Puisant dans les recueils de collectage des siècles passés, les Colporteurs de Refrains, et tous les chanteurs qui les ont rejoints, petits ou grands, font renaître les chansons traditionnelles lorraines. Tour à tour danses ou complaintes, enjouées ou nostalgiques, ces chansons racontent la vie des anonymes, femmes ou hommes, enfants ou adultes, qui chantaient en leur temps ces airs venus de leurs préoccupations quotidiennes, de leurs rêves ou de leurs craintes..." (extrait du texte de présentation de la pochette)
On y retrouvera également les mêmes musiciens :
- Romain Hermann : chant (1, 3, 6, 8, 9, 12)
- Cathy (4, 7, 8, 15), Hélène (9, 12) et Pauline Fendt (2, 13) : chant
- Alain Dziechciarz : violoncelle
- Nicolas Fendt : épinettes des Vosges, guitares, bouzouki, mandoles, mandoline, flûtes à bec, cornemuses, cromorne, hautbois de berger, vielle à roue, psaltérion, mélodica, basse (clavier), programmation des percussions
- Joachim Sessar : violon
à suivre ....
- Le groupe vocal ados Choeur en Portée
- Les classes de cycle 3 de l'école Jean Moulin (Champigneulles)
On y retrouvera de nouvelles chansons traditionnelles lorraines, certaines bien connues (La Légende de Saint Nicolas ... pas très lorraine, et pas très traditionnelle, mais quand même !), d'autres plus rares ou totalement inédites ...
"Puisant dans les recueils de collectage des siècles passés, les Colporteurs de Refrains, et tous les chanteurs qui les ont rejoints, petits ou grands, font renaître les chansons traditionnelles lorraines. Tour à tour danses ou complaintes, enjouées ou nostalgiques, ces chansons racontent la vie des anonymes, femmes ou hommes, enfants ou adultes, qui chantaient en leur temps ces airs venus de leurs préoccupations quotidiennes, de leurs rêves ou de leurs craintes..." (extrait du texte de présentation de la pochette)
On y retrouvera également les mêmes musiciens :
- Romain Hermann : chant (1, 3, 6, 8, 9, 12)
- Cathy (4, 7, 8, 15), Hélène (9, 12) et Pauline Fendt (2, 13) : chant
- Alain Dziechciarz : violoncelle
- Nicolas Fendt : épinettes des Vosges, guitares, bouzouki, mandoles, mandoline, flûtes à bec, cornemuses, cromorne, hautbois de berger, vielle à roue, psaltérion, mélodica, basse (clavier), programmation des percussions
- Joachim Sessar : violon
à suivre ....
mardi 2 juillet 2013
mercredi 10 avril 2013
mercredi 3 avril 2013
mardi 8 janvier 2013
jeudi 20 décembre 2012
jeudi 1 novembre 2012
lundi 15 octobre 2012
Chansons lorraines : le CD est arrivé !
Le CD des Colporteurs de Refrains, "Quand la saison viendra", est sorti ! Ce CD a été enregistré en mai/juin 2012, avec la participation des élèves de l'école Jean Moulin de Champigneulles (54), et du groupe vocal ados Choeur en Portée.
On chantait autrefois en Lorraine d’aussi belles chansons qu’ailleurs, aussi variées, aussi nombreuses, aussi évocatrices : chants de fêtes, danses, complaintes, chansons de femmes (malmariées, amoureuses, travailleuses, …), chansons de soldats ou de déserteurs, … Certaines sont des versions locales de chansons connues dans toute la France, d’autres sont uniques, propres à la Lorraine, comme l’étrange Trimazo à l’origine celte.
Soigneusement notées par de nombreux collecteurs depuis la moitié du XIXème siècle, ces chansons ne demandent qu’à être transmises aux oreilles d’aujourd’hui. Pour leur redonner vie et couleurs, les Colporteurs de Refrains ont réuni autour d’eux des voix adultes, adolescentes et enfantines.
La Lorraine ayant peu de tradition musicale vivante, les accompagnements s’inspirent des pratiques d’autres régions, mais aussi des artistes lorrains : gravures de Jacques Callot (cornemuse, hautbois de berger, mandole, violon, …), tableaux de Georges de la Tour (vielle à roue) et de Claude Gellée, images d'Epinal ou de Metz, …
S'y ajoute bien sûr un instrument traditionnel lorrain unique en France : l'épinette des Vosges, ainsi que des instruments anciens utilisés autrefois dans toute l'Europe (flûtes à bec, cromorne,…) et des instruments populaires ou classiques plus contemporains (violoncelle, mandoline, guitare, percussions, …).
On chantait autrefois en Lorraine d’aussi belles chansons qu’ailleurs, aussi variées, aussi nombreuses, aussi évocatrices : chants de fêtes, danses, complaintes, chansons de femmes (malmariées, amoureuses, travailleuses, …), chansons de soldats ou de déserteurs, … Certaines sont des versions locales de chansons connues dans toute la France, d’autres sont uniques, propres à la Lorraine, comme l’étrange Trimazo à l’origine celte.
Soigneusement notées par de nombreux collecteurs depuis la moitié du XIXème siècle, ces chansons ne demandent qu’à être transmises aux oreilles d’aujourd’hui. Pour leur redonner vie et couleurs, les Colporteurs de Refrains ont réuni autour d’eux des voix adultes, adolescentes et enfantines.
La Lorraine ayant peu de tradition musicale vivante, les accompagnements s’inspirent des pratiques d’autres régions, mais aussi des artistes lorrains : gravures de Jacques Callot (cornemuse, hautbois de berger, mandole, violon, …), tableaux de Georges de la Tour (vielle à roue) et de Claude Gellée, images d'Epinal ou de Metz, …
S'y ajoute bien sûr un instrument traditionnel lorrain unique en France : l'épinette des Vosges, ainsi que des instruments anciens utilisés autrefois dans toute l'Europe (flûtes à bec, cromorne,…) et des instruments populaires ou classiques plus contemporains (violoncelle, mandoline, guitare, percussions, …).
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